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Communiqué de Survival International (France), 26 janvier 2006

Les Indiens du Brésil appellent le président Lula à démettre de ses fonctions Mércio Pereira Gomes, le président de la FUNAI (Fondation nationale de l’Indien), actuellement en visite à Londres, après qu’il ait insinué que les Indiens avaient déjà suffisamment de territoires et que le processus de démarcation devrait être suspendu.

La COIAB, la plus grande organisation indienne du Brésil qui représente les Indiens de tout le bassin amazonien, a demandé au président Lula si la déclaration de M. Gomes reflétait bien la politique du gouvernement et, dans le cas contraire, de mettre un terme à son mandat à la tête de la FUNAI.

La COIAB souligne que la déclaration de M. Gomes « fait écho aux intérêts des propriétaires terriens, des exploitants forestiers et autres envahisseurs attirés par les richesses des territoires habités par les Indiens et qui n’attendent que leur extinction physique et culturelle. ».

Lundi dernier, M. Gomes a limogé Sydney Possuelo, le chef du département des Indiens isolés de la FUNAI après que ce dernier l’ait critiqué dans le quotidien Estado de Sao Paulo. M. Possuelo avait déclaré que la position de Gomes « était celle d’un ministre de la Justice qui ne défendrait pas la justice ou d’un ministre de l’environnement qui ordonnerait la déforestation ».

On doit à Sidney Possuelo, ancien directeur de la FUNAI, la politique pionnière de démarcation et de protection des territoires d’Indiens isolés sans entrer en contact avec eux. Il a bouleversé les politiques officielles brésiliennes après avoir été personnellement témoin des effets dévastateurs des missions de contact auxquelles il avait participé dans les années 1970.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « L’histoire du Brésil est marquée par la disparition de dizaines de peuples indigènes mais la situation a évolué depuis plusieurs décennies. Alors que plus de 200 territoires indigènes attendent encore leur reconnaissance officielle, il est extrêmement inquiétant d’entendre le responsable de ces questions affirmer que suffisamment de mesures ont été prises. C’est faux. De nombreux peuples isolés ou non contactés sont encore menacés d’anéantissement au Brésil tandis que certains, contactés depuis longtemps, vivent de mendicité au bord de routes après avoir été spoliés de leur territoire ».

Pour plus d’informations :

Pour lire la déclaration de la COIAB : http://survivalfrance.org/related_material.php ?id=373

Pour en savoir plus sur les Indiens du Brésil : http://www.survivalfrance.org/tribes.php ?tribe_id=156

Survival aide les peuples indigènes à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir

http://www.survivalfrance.org

Interview radiophonique du Chef Almir Narayamoga Surui lors de la Fête du développement durable, invité par la ville de Genève, au Jardin Botanique, le 9 juin 2007.

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A écouter sur : www.ork.ch

7 juin 2007

 Le weekend des 8 et 9 juin 2007, aux Conservatoire et Jardin botaniques, le chef Almir Narayamoga Surui a témoigné du combat mené par les tribus amazoniennes contre la déforestation. L’Amazonie est confrontée aujourd’hui à une déforestation massive qui met notre planète en péril. Lors d’un forum organisé par l’Association genevoise Aquaverde, qui se consacre à la reforestation en Amazonie, Almir Surui fera découvrir l’histoire passionnante de la survie des tribus amazoniennes ainsi que leur engagement pour sauver leur culture, leurs traditions et leur environnement avec la reforestation. Sa conviction est que chacun peut encore agir pour éviter la perte des plus grandes réserves d’eau douce et d’oxygène de l’humanité, ne serait-ce qu’en parrainant la plantation d’un seul arbre.

Le forum a eu lieu samedi 9 juin à 18h00 dans l’espace «organisateurs». Il a été suivi d’une cérémonie traditionnelle Surui de plantation d’un palmier brésilien à 19h30, dans la serre tempérée du Jardin botanique, assisté par l’ex-présidente de la confédération , Mme Ruth Dreyfuss, en présence des représentants des autorités municipales et cantonales ainsi que de l’actrice française Agnès Soral, marraine de l’Association Aquaverde.

Plantation Rituelle

Pour plus d’informations, contacter :
Claudine Dayer Fournet, Unité Agenda 21, Ville de Genève. Tél. +41 22 418 29 03, claudine.dayer-fournet@ville-ge.ch     www.ville-ge.ch/agenda21.

Thomas Pizer, Association Aquaverde. Tél. +41 79 229 49 49: tpizer@aquaverde.orgwww.aquaverde.org

[21/06/2007]

Lieu : Ministro Andreazza, Brésil.

Défavoriser la déforestation
15 millions
: c’est le nombre d’hectares de forêt qui disparaissent tous les ans, soit 1 terrain de football toute les 2 secondes.
200 millions, c’est le nombre d’utilisateurs de Google Earth.

Google Earth étant un l’outils phare en matière de cartographie et de vues aériennes, la tribu des Suiri a souhaitée renconter la firme Google afin de mettre en place un projet de protection de la forêt amazonienne.

Zone déforestée
Zone déforestée.

Rencontre entre un chef de tribu amazonienne et Google Earth
L’image aérienne ci dessous représente la zone où vit une tribu nommée Surui.
Vous remarquerez le pillage de la fôrêt à ses abords. Il arrive par ailleurs que la déforestation “déborde” sur leurs terres.

Surui Surui

C’est pour protéger ces terres que la tribu Surui a fait appel au géant Google, qui par là même espère aider d’autres peuples ou tribus qui sont dans la même situation d’oppression.

Le chef de la tribu Surui et un membre de Google Earth
Le chef de la tribu Surui et un membre de Google Earth.

Le but : montrer pour protéger
Montrer à tous et en images haute résolution que la forêt diminue à vue d’oeil. Localement, elle pause problème aux tribus qui y vivent (400 000 personnes). Plus généralement, la Terre se prive de plus en plus d’un poumon essentiel à sa survie.

Montrer, c’est aussi enlever de la légèreté à la chaîne d’exploitation des forêts qui, en général, outrepasse les lois dans leurs pays à des fins de rentabilités économiques.

La déforestation est un crime

Google Earth va donc proposer prochainement des vues aériennes en haute qualité sur certaines zones de l’Amazonie, ce qui ne se faisait uniquement que pour les grandes agglomérations auparavant.

Cette bonne initiative fera désormais figure de flagrant délit dans le domaine du pillage forestier.

Source : www.geo-trotter.com

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InfoSud

Almir Narayamoga Surui
Photo Aquaverde

 

20 juillet 07 - Almir Narayamoga Surui est le chef du peuple Surui du Brésil. Pour sauver l’Amazonie de la déforestation illégale, il a conclu un accord insolite avec Google Earth.

 

Isolda Agazzi/Infosud - Almir Narayamoga Surui, chef des Surui au Brésil, a passé un mois en Suisse, à l’invitation de l’association Aquaverde. Très déçu de la politique de son président Lula da Silva, il vient de conclure un accord avec Google Earth pour combattre la déforestation illégale en Amazonie. Rencontre à Genève.

M. Surui, quel est votre combat ?

Je veux dénoncer la politique du gouvernement Lula, qui trahit les intérêts des indigènes. Il veut construire un barrage hydro-électrique sur le Rio Madeira et rendre le fleuve navigable, ce qui va détruire la forêt et noyer des régions où habitent des populations qui n’ont jamais eu de contact avec l’homme blanc. La forêt amazonienne s’étend sur 4 millions de km2, mais 20% sont déjà détruits, surtout pour produire du biocarburant et planter du soja pour nourrir les vaches européennes.

Le gouvernement brésilien nous accuse de freiner le développement du Brésil, mais c’est faux ! Nous voulons juste que la forêt soit gérée de façon responsable. C’est toute l’humanité qui est en jeu.

Nous, les indigènes, nous sommes liés culturellement à la forêt parce qu’elle garantit la survie de notre peuple et de la bio-diversité. Or nous pouvons parvenir à un environnement durable : 400.000 indigènes vivent encore en Amazonie, pour la plupart dans des réserves et celles-ci sont les seules taches vertes qui restent sur les cartes. Mais c’est un combat difficile : beaucoup de leaders ont été assassinés, moi-même j’ai été menacé.

Mon peuple a eu le premier contact avec l’homme blanc il y a seulement 39 ans. Nous étions 5’000 à l’époque, mais 3 ans plus tard, en raison des maladies et des conflits, nous n’étions plus que 250. Aujourd’hui nous sommes 1’200 et déterminés à protéger notre peuple dans la grande forêt.

Vous avez conclu une alliance insolite avec Google Earth. De quoi s’agit-il ?

Google se dit prêt à prendre des images satellites à haute résolution de l’Amazonie, qui seraient gérées par les membres de ma tribu grâce à l’Internet. Ceci nous permettrait de surveiller le déboisement illégal de notre réserve de 250.000 hectares et de porter plainte auprès du gouvernement. Je suis à la recherche d’ordinateurs et autres équipements informatiques et j’espère persuader le gouvernement de nous inclure un nouveau programme visant à fournir aux Indiens des connections satellites à Internet. Nous avons déjà créé des cartes sophistiquées de notre réserve grâce à des GPS et des ordinateurs portables reçus par l’Amazon Conservation Team, une ONG basée aux Etats-Unis. Google Earth s’engage aussi à mettre sur internet des informations sur notre peuple et sur nos programmes culturels et politiques.

N’est-il pas étonnant que le gouvernement Lula vous pose autant de problèmes ?

Nous avons été les premiers à être surpris, car le mouvement en faveur des indigènes avait appuyé Lula pendant seize ans et le voyait comme son allié politique. Mais il s’est révélé être un des pires présidents pour la cause indigène et environnementale ! Sous la pression de lobbies très puissants, il se plie aux intérêts des entreprises. Aujourd’hui les terres indigènes sont protégées par la loi - même si souvent elle n’est pas appliquée - mais le gouvernement essaie de la changer pour favoriser les prospections minières, car ces terres sont très riches en diamants et en or.

Qu’êtes-vous venu faire en Suisse ?

J’ai donné des conférences sur la déforestation, planté symboliquement un arbre avec l’ancienne conseillère fédérale [ministre] Ruth Dreyfuss et les autorités communales au Jardin Botanique de Genève, participé à la régate du Bol d’Or sur un bateau dont la voile décrivait mon combat : « un arbre pour l’Amazonie. » J’ai rendu visite à Bertrand Picard car je suis très intéressé par ses travaux sur les énergies renouvelables, dont l’énergie solaire. J’ai manifesté devant les Nations Unies, au volant d’une voiture électrique, pour dénoncer la déforestation de l’Amazonie pour produire des biocarburants.

A ce jour, avec le soutien de l’association genevoise Aquaverde, nous avons planté 25.000 arbres en Amazonie, mais nous voulons arriver à 80.000. Nous recherchons aussi des organisations qui puissent former des juristes indigènes, notamment sur les questions de propriété.

Voir en ligne: Aquaverde

Source : www.humanrights-geneva.info

 

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20/06/2007 11:34 par Cédric B.

Les Surui, tribu d’indigènes brésiliens, ont décidé de se baser sur Google Earth pour enregistrer les images satellite de la déforestation continue de la jungle amazonienne.

Google Earth - Logo

Bien que cette décision soit encore à l’état de projet, Almir Narayamoga, chef de la tribu, et Google espèrent que leur alliance originale va réduire la déforestation illégale dans des régions qui n’ont pas accès au Web actuellement et dans lesquelles l’action du gouvernement brésilien pour lutter contre ces activités n’est que trop peu localisée.

Pour rappel, Google Earth est une application gratuite qui permet de visualiser la planète d’un point de vue satellite. ” Chez Google, nous nous sentons obligés d’aider des groupes comme celui-ci lorsqu’il est clair que nos outils peuvent avoir un impact positif ” a déclaré Megan Quinn, porte-parole de la firme. Le chef des Surui envisage éventuellement que les 1 200 membres de sa tribu aient accès à Internet via des connexions satellites et utilisent des images de haute résolution de Google Earth pour régir leur réserve de 247 200 hectares.

Google en fervent opposant à la déforestation
Avec ces images, ils pourront ensuite en référer aux autorités compétentes et leur demander d’agir contre la déforestation et la ruée vers l’or sauvages. Les Surui espèrent également que ces individus contrevenants réfléchiront à deux fois avant de continuer leurs activités si ils savent qu’ils sont observés.

Selon Associated Press, avec l’aide de l’organisation états-unienne non lucrative Amazon Conservation Team, la tribu a rencontré les responsables exécutifs de Google le mois dernier, expliquant comment le logiciel de Google pourrait les aider à stopper la dévastation de la forêt amazonienne dans cette zone.” Si vous regardez aujourd’hui la terre des Surui dans Google Earth, vous verrez une île de forêt verte en bonne santé entourée d’un cercle de territoires en friches et stériles. Le fort contraste de cette frontière est dramatique et nous alerte vivement sur ce qui est un enjeu “, a ajouté Quinn.

Du côté de Google, les responsables du groupe vont acheter de meilleures images satellite de cette région qui permettront aux internautes de zoomer sur celle-ci, une fonction qui ne marche que très rarement dans des zones non urbaines. Aucune information n’a été dévoilée sur le montant de l’investissement financier de Google qui souhaite préserver ” la terre et la culture ” des Surui.

Par ailleurs, le chef de la tribu cherche actuellement à recevoir des dons d’ordinateurs et autres équipements informatiques auprès de grands groupes ou bien d’organisation à but non lucratif. L’Amazon Conservation Team leur avait déjà offert des périphériques GPS et des ordinateurs portables, ce qui avait servi à créer des cartes très précises des environs. Environ 400 000 indigènes brésiliens vivent toujours dans des réserves, la plupart dans la forêt amazonienne qui aura perdu en quelques décennies 20 % de sa superficie.

Source : www.generation-nt.com